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> Nous présentons Fernand à partir du portrait de Calder à travers une petite biographie de sa vie et de son œuvre.
Les enfants se divisent en deux groupes, à partir d’un tirage au sort. L’enfant du premier groupe prend une position. 1 autre le rejoint, s’assemble à lui et ainsi de suite. Petit à petit le groupe forme une masse où les corps s’entre mêlent, un méli-mélo humain, que le deuxième groupe observe, met en scène, compose puis croque sur le vif au feutre noir sur feuille blanche. (Même travail du premier groupe sur le deuxième)
« Un jour je suis allé dans une piscine. Qu’est-ce que je vois ? Les plongeurs n’étaient plus cinq ou six, mais deux cents à la fois. A qui la tête, à qui les jambes, les bras, on ne le savait plus, on ne le distinguait plus. Alors j’ai fait les membres dispersés dans mon tableau… »
Sur une musique aquatique, les enfants bougent dans l’espace, se croisent, s’emmêlent, s’entrechoquent. Une toile se déroule au sol sur une rivière de 8 mètres.
Les enfants « plongent » avec enthousiasme, nagent d’un bout à l’autre, s’amoncellent, s’empilent dans un méli-mélo de jambes, de bras, de têtes.
Puis, chacun dans son déplacement, choisit un mouvement qu’il fige en accord avec les autres. Une composition se décide. Les enfants tracent réciproquement le contour de leur corps au crayon ; qu’ils reprennent ensuite à la peinture noire.
Ils découpent chacun une forme dans un tissus coloré, qu’ils agitent dans une danse collective. Ils placent ses formes sur la fresque des plongeurs, ils les dessinent puis choisissent de les peindre sous les corps comme des tapis, dessus comme des couvertures ou en transparence comme des ondes colorées.
> Le rythme et la mécanisation
Cédric présente son instrument, la basse. Il explique le passage de ½ ton en ½ ton, la nuance, la caresse sur la corde de l’aigu au grave, du blanc au noir, le dégradé du clair au foncé. Puis la main passe d’une corde à l’autre, doucement ou rapidement, elle saute de bas en haut, de l’aigu au grave du blanc au noir… Des contrastes se dessinent. Les enfants imitent, crient, chuchotent les différentes tonalités : les graves pour la colère, douces pour la gentillesse etc.
Sur une longueur de 8 mètres de papier, chaque enfant s’installe avec un pinceau de peinture blanche dans une main et un de peinture noire dans l’autre. Quand tout le monde est prêt, Cédric commence à jouer un morceau de basse, interprétant successivement tous les points expliqués précédemment.
Les enfants représentent ce qu’ils entendent, les dégradés, les contrastes, les aigües , les graves, fortissimo ou pianissimo… Au rythme de la basse, ils se laissent aller à l’écoute. Leur concentration est telle que nous leur proposons de fermer les yeux. Ainsi leurs mains aux extrémités noires et blanches dansent sur la feuille, s’éloignent, se rejoignent, se confondent créant ainsi une immense partition musicale.
Observation des diapositives de Fernand Léger, interprétation sonores des œuvres.
A force de rechercher l’essentiel des formes, Fernand Léger en arrive à un univers d’éléments mécaniques et de robots colorés.
Ce qui l’intéresse se sont les formes, leurs couleurs, leurs contrastes, même si elles ne renvoient à rien de précis de notre environnement quotidien. Les enfants deviennent des constructeurs et imaginent une machine à peindre. Sur un rythme répétitif, chacun cherche un geste mécanique qu’il intègre aux autres comme une des pièces de la machine. L’accumulation des gestes donnent naissance à des engrenages.
Des feuilles de carton sont posées en ligne devant les enfants. Chacun devient un maillon de la chaîne. Il choisit une couleur et produit la trace de son geste en suivant le rythme. A chaque coup de clairon, il passe le support à son voisin de droite et prend celui de gauche. Dès que la musique reprend, il répète son geste. La composition se transforme, elle évolue selon le rythme et la succession des écritures.
Quand les supports ont reçu toutes les pièces « picturales » du groupe, la chaîne s’arrête. Chaque enfant se retrouve devant une composition originale, un chantier enchanté où tous ont participé. Il l’observe et découvre un univers mécanique, un paysage étrange (vue de haut), une ville, un nuage en chantier. Il parcourt ce labyrinthe de formes en promenant un pinceau noir délimitant les espaces qu’il habite ensuite d’aplats colorés.
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